Automates du marché

À Paris, Place d'Aligre, début septembre

Les automates
1 min ⋅ 06/09/2026

Le rêve

I.

Le rêve qui s’avère être réalité n’est souvent pas celui qu’on pense. Pour le meilleur, la vie nous mène exactement là où on le veut sans le savoir. Pour le pire, il n’y a rien de plus brut que le concret.

Amor fati à qui de droit. Dis oui

oui oui

Boulimie de la veille ? Oui. A donné lieu à une expérience. Oui. Inédite, oui. Avez-vous déjà avalé en une même bouchée l’équivalent de trois cents grammes de noix de cajou, et un peu de lait ? moi oui.

L’estomac ce matin heurte mais le rouge de la douleur est des plus agréable à regarder. À quoi tient l’angoisse ? Du trop et du pas assez.

Amour où es tu ? Non, pas toi, moi je veux le sentiment amoureux. Ainsi accoudée à cette table jaune, la rondeur de son plateau fait rebondir mon coeur.

ouf

II.

La pile de caisse rose sur le chapô du goudron. Sous l’étal vivent les pas des gens. Le marché est un sacré rendez-vous, comme la messe pour d’autres. À la Grille le café à la menthe a le goût du voyage

Un thé à la menthe qui fait envie au café.

Vert sur orange sanguine, le soleil se lit dans le verre dans lequel il est servi. Bing

Bing

Bing

C’est le coeur creux que l’homme frappe la ferraille

Echo

chercher toujours, l’amour, au coin du coin. Le dernier avant la fin du monde, à gauche la sentinelle du grand tour

Tiré droit d’un pied désorienté et voilà

À quoi bon ? Oui toujours.

Les automates

Par Seux Margaux